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Les jeunes travailleurs veulent plus qu’un bon salaire

Les jeunes sont attirés par un bon salaire, mais plus encore par un horaire variable et la possibilité d’obtenir de la formation continue. D’autres facteurs, comme le retour du travail au bureau, semblent aussi avoir un potentiel d’attraction pour eux, nous apprend un sondage réalisé par la firme Léger. Le fossé générationnel s’avère frappant sous plusieurs aspects.

Le coup de sonde a été commandé par le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ), dans le cadre de la septième édition de son Forum économique de la relève d’affaires. Il vise à déterminer les besoins et les intérêts des travailleurs de 16 à 35 ans.

«On le sait tous, la pénurie de main-d’œuvre est un véritable défi avec lequel les employeurs doivent jongler au quotidien», souligne Pierre Graff, président-directeur général du RJCCQ. Dans un tel contexte, le sondage devrait donc intéresser plusieurs décideurs et entrepreneurs.

Selon les résultats, l’élément le plus important afin d’attirer et retenir les jeunes professionnels est d’offrir de la formation continue, qui est important selon 89% d’entre eux. Que l’employeur soit transparent et que les employés aient le sentiment de faire partie des prises de décisions suivent, avec respectivement 83 et 81%.

La semaine de travail de quatre jours a également la cote auprès des jeunes puisque 59% des répondants accepteraient une baisse de salaire annuel de 5000$ pour un nouveau poste avec cet emploi du temps.

Pas moins de 55 % seraient prêts à troquer deux mois de vacances payés après cinq ans d’ancienneté pour la même somme.

Un autre facteur très important est d’avoir un nombre d’heures fixes, mais de pouvoir répartir celles-ci de manière flexible, ce que 46% des répondants préfèrent comme choix d’horaire.

La possibilité d’obtenir un emploi du temps flexible à la condition que toutes les tâches soient effectuées, donc sans heures fixes, récolte pour sa part 31%. Cette dernière option est relativement moins populaire auprès des 36 ans et plus, avec 23%.

Le choix d’un horaire fixe est le moins préconisé auprès des jeunes, à seulement 22%. Cependant, la tranche d’âge des 16 à 24 ans diffère sur ce point avec un résultat de 32%.

Conditions de travail et avantages sociaux attirants

Pour ce qui est des avantages sociaux, 81% des répondants ont choisi les assurances collectives dans un des trois éléments les plus importants lors de la sélection d’un emploi. Avoir un fonds de pension avec cotisation de l’employeur arrive en deuxième place avec 76%, et un moment pour la pratique de sports en troisième avec 46%.

Dans l’optique où le patron offrirait du temps pour faire d’autres activités, 55% des jeunes consacreraient au moins une heure par semaine au sport. L’autre option alléchante est de suivre au moins une heure de formation et de perfectionnement relié au travail, qui obtient 52%.

Au niveau des méthodes que l’employeur devrait adopter pour prendre soin de la santé mentale de ses employés, 32% croient que le remboursement d’activités physiques et de méditation est la meilleure solution. Une autre part de 27% estime que le premier choix est d’avoir accès à des professionnels externes.

« […] On constate que le salaire n’est pas tout. Il y a bien d’autres avantages sociaux qui entrent en ligne de compte, des assurances au fonds de pension en passant par la formation. Ce que les jeunes professionnels nous disent dans ce sondage, c’est qu’il n’y a pas que l’argent qui fait le bonheur au travail», confirme le PDG du RJCCQ.

Présence au bureau souhaitée

Le relâchement éventuel des mesures sanitaires signifie que plusieurs entreprises vont voir leurs employés revenir au bureau.

Le fait d’organiser des activités sociales ou des rencontres d’équipe est le meilleur moyen d’inciter les employés à revenir au bureau. Cette mesure est efficace selon 82% des répondants de 16 à 35 ans, alors que seulement 67% des travailleurs de 36 ans et plus pensent la même chose.

Une autre mesure efficace est que l’employeur paie la nourriture et les boissons lors des heures de travail. L’initiative reçoit l’assentiment de 81% des jeunes et 53% des plus vieux.

Les plus jeunes croient également que le fait d’organiser des activités informelles hors travail est l’un des meilleurs moyens de créer une cohésion d’équipe, avec un taux d’efficacité de 77%, qui descend à 55% chez les 36 ans et plus.

Le type de rétroaction fourni par l’employeur est un autre élément qui semble important aux yeux des jeunes travailleurs, puisque 35% ont affirmé préférer une rétroaction fréquente, mais de manière informelle. 32% des jeunes répondants pensent qu’une rétroaction moins fréquente, mais formelle, doit être combinée avec l’informelle.

L’échantillon du sondage a été tiré aléatoirement auprès du panel d’internautes Léger. 802 répondants ont été sélectionnés, soit 300 répondants de 16 à 24 ans, 301 répondants de 25 à 34 ans et 201 répondants de 36 ans et plus.

À titre indicatif, pour un échantillon probabiliste de même taille (n=800), la marge d’erreur maximale est de +/- 3,5% (19/20).

Source: la Tribune numérique, FÉLIX LAJOIE, 3 février 2022

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